Meurtre à la Une

« Le tueur d’Agen dépose un pruneau séché dans la bouche de ses victimes »

Cette Une l’interpella. Si maintenant les serial killer se faisaient cuisiniers, qu’en serait-il des jeux amoureux?, entendit-il auprès de lui.

Il se souvint de cette fille blonde au teint de poupée de porcelaine, rencontrée dans une soirée privée, tenue aguichante avec un body en dentelles qui laissait entrapercevoir un piercing noir au nombril.  Bouche rouge et sensuelle. Elle lui avait plu au premier coup d’œil, et ses saillies au milieu du cercle  que certains invités avaient formé autour d’elle prouvaient qu’elle ne se laisserait pas dominer aisément. Elle repoussait les avances de façon cinglante. Le jeu s’annonçait savoureux. Il voyait sa langue framboise chaque fois qu’elle riait, les yeux verts survolant le cercle comme si elle était en représentation, comédienne jouant un rôle pour oublier qui elle était. Décidément, il avait de grands projets pour elle, et il savait que la regarder ainsi, isolé des autres, attirerait son attention.  Venir à elle aurait été la proclamation trop évidente de ses intentions. Non, il lui suffisait de sourire de façon narquoise, dévoilant dans ses yeux noirs le désir brûlant qu’il avait de la posséder, non pas violemment mais avec gourmandise, comme un mets sucré salé qu’il aurait préparé avec dévotion et avec minutie. Ne faut-il pas choisir les meilleurs ingrédients pour obtenir le plaisir des papilles? Il porta à ses lèvres la coupe de champagne quand elle croisa franchement son regard. Respiration suspendue. Plus rien n’existait autour d’elle, il le devinait, alors il lui sourit.

Il jeta à peine un œil à l’illustration qu’on lui tendait. Il savait d’avance qu’ils auraient choisi de montrer la perle noire sous la dentelle pour qu’on puisse la reconnaître.

#oulimots2019

 

 

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Protégé : 2019

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Le piège

La silhouette efflanquée parcourait la rue sombre et ruisselante de pluie, en donnant des coups de pied contre des obstacles imaginaires.
Cet homme en colère sortit une flasque de bourbon de sa poche gauche et tout en pestant contre le roi et le pape, il but des lampées goulues et bruyantes.
Une vioque friquée le dépassa sans un regard et il darda son regard sur son cou, sa chevelure et furtivement, il se dit que c’était certainement une idée toquée que de
la suivre ainsi, alors qu’il était totalement défroqué. Mais, quoi ! Le pavé était à tout le monde et la dame n’était pas en cloques, la traque s’annonçait virevoltante
et trémoussante , la souris pressant le pas brusquement au coin de la rue. Il se précipita, et quelle ne fut pas sa stupeur de voir rassemblée sur la place une foule menaçante
qui l’attendait en huant : »Évêque fornique, le peuple te fera la nique ! »

#oulimots2018

C’était le Café Pigalle

A Mu, notre meneuse de revue

Abats-jour à franges, taupes ou mauve foncé
Banquettes de velours rouge et noir rayées
Transparence des flacons au milieu d’objets surannés
Ambiance élégante et feutrée
De cet ameublement au charme désuet
Baignant dans une lumière tamisée.
Ingrédients savamment mélangés,
Alliance subtile de boudoir arrangé
Où des livres voyageurs côtoyaient des feuillets
Au babil coquin, assurément effronté.
Promenade irrévérencieuse au nez et à la barbe des usagers
Menant au piano, témoin de nos rires et de nos délires libérés.
C’était le Café Pigalle, notre repaire, notre QG
Celui de notre bonheur sans filtre.

#oulimots2018

[D]rag time

Hey Baltringue,
Range ton flingue,
My name is Rebecca
Bergère de ce bastringue
Où tu aimes faire la bringue
Guépière guet-apens, promesse de nirvana
Balance ton morlingue
Sur ce vieux zinc
Fais toi Loup, moi Wonder Nana
Rends moi dingue, déglingue
Le cerceau de mes fringues
Qu’on entende mes Ooh d’en bas
Toi mon frappadingue multilingue
Que ce pucier soit la scène de nos ribouldingues.

C’est ainsi que cette fille en wonderbra arriva à faire crier au loup tous ceux qui lui faisaient du gringue
~Divine vitrine d’idylles distillées~

Princesse diablesse

Au bout de quelques clics, il l’avait repérée derrière sa cam, liane blonde qui maquillait sa solitude en exhibant ses charmes pour quelques plaisirs virtuels. Il avait été attiré par ses formes sensuelles habillées d’une lingerie rouge la plus transparente, dévoilement sans pudeur de ses seins opulents, la taille enserrée la plupart du temps par des perles noires qui retombaient sur son con, soyeux et discipliné,et toujours mis à nu. Princesse de ses fantasmes.
Ce soir-là, elle avait donné rendez-vous à ses followers pour une session spéciale. Il la vit agenouillée sur son lit, un harnais d’où un pénis en silicone se dressait entre ses mains manucurées en rouge intense. Il était clair que ce soir-là, elle ne leur offrirait pas uniquement la pénétration vaginale de ses doigts et de son gode préféré. Un frisson le parcourut. Il aurait aimé se trouver là entre ses mains,et entre ses hanches sous son pouvoir ensorcelant, livré totalement à ses désirs les plus impétueux. De la bouche au sphincter, sans nul doute le show serait un must!

 

Show must go on !